Alain Gagnol

Alain Gagnol a été l’invité de la 9e édition du festival du film d’animation Drakkar’Toon (2015) pour la présentation du long métrage Phantom Boy

Filmographie :
• L’égoïste (court métrage – 1995) : co-scénariste
• Les tragédies  (court métrage – 1998) : co-scénariste
• Le nez à la fenêtre (court métrage – 2001) : co-réalisateur et co-scénariste
• Le couloir (court métrage – 2005) : co-scénariste
• Mauvais temps (court métrage – 2006) : co-réalisateur et co-scénariste
• Une vie de chat (long métrage – 2010) : réalisateur
• Phantom Boy (long métrage – 2015) : réalisateur
• Un plan d’enfer (court métrage – 2015) : réalisateur
• La solitude est un animal de compagnie (court métrage – 2018) : réalisateur

Œuvres littéraires :
• M’sieur (roman), Éditions Gallimard, 1995
• Qu’est-ce qui les fait rire ? (nouvelle, Noces d’or 1945-1995), Éditions Gallimard, 1995
• Quoi ? (nouvelle, Petites nouvelles de l’Urubu), 1995
• Les lumières de frigo (roman), Éditions Gallimard, 1997
• Est-ce que les aveugles sont plus malheureux que les sourds (roman), Éditions Gallimard, 2000
• La femme patiente (roman), Éditions Le Cherche midi, 2002
• Retour à la case départ (nouvelle, Projet noir n° 1), 2002
• Axel et Joséphine (roman), Éditions Le Cherche midi, 2004
• Léon à peur (littérature jeunesse), Éditions Magnard, 2005
• Pire que terrible (littérature jeunesse), Éditions Magnard, 2005
• Je ne me vois pas tomber (nouvelle), Lyon Découverte (hors-série), 2005
• Un fantôme dans la tête (roman), Éditions Le Passeur, 2014
• Power Club (littérature jeunesse, 3 tomes), Éditions Syros, 2017-2018
• Même les araignées ont une maman (littérature jeunesse), Éditions Syros, 2020

Cinéma Le DrakkarPourrais-tu nous présenter ton parcours et ton travail ?

Alain Gagnol – Je suis arrivé à l’animation par les hasards et circonvolutions de la vie, puisqu’au départ je voulais faire de la bande dessinée et du cinéma (en prises de vue réelles).
C’est en venant travailler au studio Folimage que j’ai découvert que l’animation était du cinéma à part entière. Il ne s’agit pas seulement de faire bouger des dessins, mais d’utiliser le langage cinématographique pour raconter une histoire et faire naître des émotions.
C’est aussi à Folimage que j’ai rencontré Jean-Loup Felicioli avec qui j’ai réalisé tous mes films. Je m’occupe du scénario, lui du graphisme, et on conçoit la mise en scène ensemble. Nous avons réalisé une quinzaine de courts métrages et deux longs métrages : Une vie de chat et Phantom Boy.

Une vie de chat – Alain Gagnol, Jean-Loup Felicioli – 2010 © Folimage / Gebeka Films

Phantom Boy – Alain Gagnol, Jean-Loup Felicioli – 2015 © Folimage / Diaphana Distribution

CLDPourrais-tu nous faire partager un souvenir de séance de cinéma qui t’aurait marqué ?

AG – Il y en a eu plusieurs, dont certaines sont liées à des films d’horreur mémorables : une séance de L’exorciste style train fantôme et une projection tardive de Hurlements qui a rendu terrifiant mon retour chez moi dans les rues vides !
Mais celle qui m’a marqué le plus était une séance scolaire, grâce à un professeur d’anglais cinéphile. Le film était La nuit du chasseur. À ce jour, 35 ans plus tard, je ne m’en suis toujours pas remis.

L’exorciste – William Friedkin – 1973 © Warner Bros

La nuit du chasseur – Charles Laughton – 1955 © Wild Side

CLDPourrais-tu nous parler de ton actualité et de tes projets ?

AG – Je travaille actuellement avec Jean-Loup sur notre troisième long métrage qui s’appelle Les contes du hérisson. Il s’agit d’une sorte de film de casse avec des enfants de 10 ans qui veulent récupérer de l’argent volé pour résoudre les problèmes financiers de leurs parents.
En ce moment, l’animation est l’endroit le plus libre du monde puisque nos acteurs n’ont pas besoin de masques.

Les contes du hérisson © Alain Gagnol, Jean-Loup Felicioli / Parmi les lucioles Films

CLDAurais-tu quelques suggestions de films ou de lectures à nous conseiller ?

AG – Je suis un peu en manque de films à recommander en ce moment, je vais donc plutôt me concentrer sur les livres.
J’ai lu un recueil de nouvelles récemment qui m’a beaucoup plu et qui s’intitule Des raisons de se plaindre, de Jeffrey Eugenides.
Avant ça, en rapport avec le cinéma, il y a eu La révolution Sergio Leone aux éditions La Table ronde, qui est un recueil d’articles et d’interviews, très bien illustré.
Et, en tant que grand amateur de comics, je ne peux pas m’empêcher d’ajouter la lecture de La Vision : Un peu moins qu’un homme chez Panini comics. Cette histoire a vaguement servi d’inspiration pour la série sur Disney +. Je ne sais pas ce que vaut la série télé, mais en tout cas la BD est passionnante !

Des raisons de se plaindre – Jeffrey Eugenides – 2019 © Points

La révolution Sergio Leone – Collectif, Gian Luca Farinelli (dir.), Christopher Frayling (dir.) – 2018 © La Cinémathèque française

La Vision (tome 1) : Un peu moins qu’un homme – Tom King (scénario), Gabriel Hernandez Wailda (dessinateur) – 2016 © Panini / 100% Marvel